Sashimi en forêt - Épisode 2, l'hiver.

La suite des aventures de mademoiselle.

Épisode 1, ici !

À l’aube de ses 4 mois, le petit chaton va encore très bien et continu ses aventures avec nous. La fin de semaine passée, on a tout de même poussé ses limites un peu… Si vous êtes à Québec, vous savez à quel point l’hiver est arrivé du jour au lendemain! Avec plusieurs centimètres de neige au sol, la forêt offrait un superbe paysage. Sashipou, de son nouveau surnom, était… comment dire, insultée?

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‘‘Mais qu’est-ce que c’est que ce tapis blanc si froid?!’’

J’ai décidée de lui laisser son harnais encore une fois, bien que je ne pense pas que c’était indispensable. Elle nous aurait suivi. Son défi du jour était en fait de combattre le froid et son dédain pour la neige! Elle a très bien fait ça. Si vous vous souvenez de Fille, dont j’ai parlée dans l’épisode 1, elle était une vraie panthère des neiges. Une vraie petite sauvage. Elle nous avait suivi durant une après-midi (en hiver les escapades de félin sont quand même moins longues) sans aucun problème. Les animaux savent mieux que nous comment apprivoiser les froids hivernaux. Je sais donc que Sashipou a le potentiel pour. Bref. La petite commence à bien démontrer son caractère, et j’adore ça. Mes 3 derniers chats étaient issus de la même famille, et maintenant j’ai une toute autre personnalité! Chaton d’une splendide chatte errante et entraînée dès son plus jeune âge par les fabuleux garçons de la Renarde, elle n’a rien à voir avec mes précédents chats.

J’aime donc analyser son comportement pour ainsi mieux la comprendre. C’est une base de ‘‘communication animale’’ si on peux dire, ma version du moins. J’analyse ce qui la rend inconfortable, ses peurs, ce qu’elle aime, les grattouilles qui lui font du bien, etc. Et elle le ressent dans nos rapports humain-animal. Ça lui donne confiance en moi, et à partir de là on peux construire un lien très fort. Elle sait que je peux comprendre (en partie) ces besoins. C’est pas ésotérique, c’est très simple. En ce moment j’écris sur mon ordinateur et elle joue à côté de moi. Mais quand elle met ces petites pattes sur mes cuisses, je sais qu’elle veut grimper. Au lieu de l’ignorer, je l’aide à grimper et en plus elle n’a pas à rentrer ses griffes et me faire mal, c’est bon pour elle et pour moi! C’est un exemple de tous les jours, il y a pleins de signes que les animaux nous envoient.

Pour l’instant, son sang sauvage et son entraînement des garçons la rend absolument très courageuse. Elle n’a peur de rien! Elle a par contre une petite manie de miauler souvent. Pas comme Fille ou son chaton qui est encore avec nous, Antimatière, qui nous répondent quand on parle. Sashimi, elle, c’est tout le temps. Quand on la prend, quand elle est dans la neige, quand on joue, etc. Je suis encore en processus d’associer avec la raison: inconfort? sa personnalité? Inquiétudes? Elle cherche ses repères? Je ne sais pas. Peut-être tout ça. Quoi qu’il en soit, avant d’entrer dans la forêt je l’ai mise dans mon manteau de façon à partager ma chaleur avec la sienne pour ne pas qu’elle gèle, mais en gardant sa tête en dehors. Elle miaule. 10-15 minutes de marche plus tard, on arrive au campement et je la laisse de dégourdir et redécouvrir le terrain l’hiver. Elle miaule. Mais elle a l’air bien: elle court, elle grimpe dans les arbres, elle découvre. Mais revient quand même assez vite vers moi pour retrouver la chaleur. Mais continue à miauler… Elle commence à se faire une réputation de chialeuse !

L’aventure n’aura pas été très longue, mais je suis heureuse qu’elle découvre la forêt et d’apprendre à connaître sa vraie personnalité. Je sent en elle une grande puissance de caractère. Elle va nous en faire voir de toutes les couleurs…

Je pense donc que pour emmener son chat en forêt l’hiver, à ma manière, c’est: chaleur, patience et amour ;) elle se sent ainsi en sécurité et confortable.