Les posologies avec les plantes médicinales

Aujourd’hui j’aimerais aborder un sujet avec vous qui suscite souvent de l’anxiété et de l’insécurité chez les gens: les posologies avec les plantes médicinales.

Une posologie, c’est quoi exactement ? C’est l’indication du dosage et de la fréquence de la prise d’un médicament.

La fameuse posologie varie selon la concentration d’un produit, du type de préparation (infusion, décoction, sirop, concentré liquide, etc), de la plante utilisée, de l’âge et de la constitution d’une personne et de sa réceptivité aux plantes. Quand on achète un produit naturel en tablette, la posologie y est déjà inscrite, ainsi que la concentration de la plante. Même chose côté médicaments: toutes les information y sont; la quantité à prendre, la fréquence, les effets secondaires, etc. On connaît même les dangers qu’il y a à en prendre trop…

Mais quand la préparation est faite maison, ou que les dosages ne sont pas écrit, comment s’y retrouver? Ce qui est fantastique avec les plantes, c'est qu’elles sont toutes uniques à leur manière, tout comme nous. Pour certains cela peut être angoissant de prendre une transformation sans savoir quelle quantité prendre, et ça les freine à essayer. Nous visons, La Nyctale et la Renarde, à rendre les plantes sauvages du Québec accessible à tous et de manière intuitive. C’est une grande part dans l’herboristerie, ce côté intuitif, bien qu’il ne soit pas indispensable.

Les dosages généraux:

Herbes séchées: 5 à 15 mL/250 mL d’eau.

Sirop: 5 à 15 mL.

Teintures: 10 à 25 gouttes, 1 à 3 fois par jour.

Vinaigres médicinaux: 10-25 gouttes, 1 à 3 fois par jour.

Glycérés: 20 à 40 gouttes

*Ces dosages sont indiqués à titre informatif. C’est les dosages généraux auxquels vous pouvez vous baser à la maison. Mais si un produit acheté indique autre chose, suivez la posologie de l’étiquette.

À chaque fois que nous utilisons une plante à long terme, il est bon de s’informer si elle est adaptée au long terme. Certaines plantes ne peuvent pas être prise plus de 3 semaines, alors que d’autres il n’y a pas de problème même pendant 3 ans consécutifs. Mais ce sont des exceptions, et puis on peut simplement arrêter 1 semaine durant la prise pour voir comment le corps réagi. De toute façon, aussitôt qu’on prend une plante à long terme pour un problème de santé X, il est mieux de voir un(e) professionnel(le) de la santé. Le long terme, ça commence quand exactement? Aussitôt que ça dépasse 1 mois. Sauf exception, on ne peut pas prendre ‘‘trop’’ de plantes. C’est une médecine quasi sans dangers: les plantes vont soutenir le travail du corps, et non travailler en parallèle.

Alors, à la maison, comment est-ce que je me débrouille? Pour ma part, je suis les dosages généraux sur les grandes lignes, mais ce n’est pas maladif. Je commence toujours par la plus petite dose, voir qu’est-ce que ça fait, puis j’augmente au fur et à mesure jusqu’à ce que j’ai l’effet escompté. Ce n’est pas sorcier! (haha en fait, un peu!). Parfois, vous sentirez que vous devez ajouter bien plus d’achillée millefeuille, par exemple, dans votre préparation. Et c’est correcte comme ça, faite le. L’intuition vous parle. Quand je vois des propositions de plantes pour un mal X, mais sans dosage, je fais de même. Je prend les posologies générales et j’y vais selon ce qui me ferait du bien. C’est le côté alchimique de l’herboristerie, et en plus ça nous offre une liberté sur notre propre santé rarement vu ailleurs (bien sûr, dépendamment de la raison de la prise des plantes!).

Un exercice que j’aime bien faire, quand je ressent le besoin de prendre des herbes mais que je ne sais pas lesquelles: je dispose mes sachets sur une surface, les étiquettes face au sol et non vers moi. Je laisse mon instinct retourner 1 à 3 sachets, selon ce qui m’attire. Même chose pour les proportions: je ne regarde pas le sachet que je prend dans ma précédente sélection, et je met quelques pincées dans mon eau, différentes à chaque sachet. Et voilà!

Une chose qui nous arrive souvent, à moi et à la Renarde, c’est des crush de plante. Une plante nous appelle durant quelques jours, des semaines, des mois… jusqu’à ce qu’on la prenne finalement. Comme une rage de sucre! On aime bien ensuite vérifier les raisons et les liens avec notre santé. Pour ma part, tout l’été j’ai eue une rage de mauve musquée. Au printemps, c’est l’eau de bouleau qui m’appel.

C’est très intéressant tout ça et plus on s’ouvre à notre intuition et qu’on l’écoute, plus on reçois les signes qui viennent à nous.

J’espère que cet article vous aura donné confiance à essayer certaines choses à la maison. Commencez par de simples infusions, sans pression. N’hésitez pas à commenter vos propres expériences et à nous poser vos questions!